Nouvelle version de TAILS

La version 0.9 de TAILS – The Amnesiac Incognito Live System- vient d’être publiée ce 11 novembre.

TAILS est un cd Linux orienté activisme, il rassemble des outils pour protéger ses utilisateurs sur les deux terrains à risques : internet et la mémoire de l’ordinateur. Un Live-CD est un CD ou un DVD Linux qui tient et qui peut être éxécuté sans être installé sur un disque dur.

Internet (Incognito) : la totalité des connexions utilisées par TAILS passe par TOR (The Onion Router),TOR est un logiciel qui redirige une connexion internet à travers un labyrinthe de connexions (la plupart du temps : les connexions des autres utilisateurs). Le navigateur de TAILS est livré avec plusieurs plug-ins qui rendent efficace l’action de TOR en limitant les failles liées à l’utilisation : HTTPS Everywhere (qui crypte la connexion entre le dernier noeud et la destination), AdBlock Plus (Antipub), gestion des cookies, des scripts, de javascript,… D’autres logiciels comme Aircrack-ng (crack de Wifi) sont livrés.

Mémoire (Amnesiac) : TAILS prend soin d’effacer la totalité des traces de son utilisation sur les mémoires de l’ordinateur utilisé : effacement de la mémoire vive à l’extinction de l’ordinateur, demande de confirmation pour des données laissées sur le disque dur,…

Attention : l’utilisation de TOR, TAILS, Scroogle, HTTPS Everywhere n’est pas une garantie d’anonymat : la plupart des erreurs sont humaines, c’est votre comportement sur internet qui change tout, soyez prudents et informez-vous sur les techniques de protection.

Pour s’informer :
TAILS
TOR
Ressources sécurité de Rise Up
Guide de self-défense numérique

Pour télécharger :
TAILS : [Direct], [Torrent]
TOR
HTTPS Everywhere (Plug-in pour Firefox)

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« Toute grève est synonyme de violence »

Extrait de « L’action directe » de Voltairine de Cleyre

 

Et un joli pochoir pour repeindre votre cheminée :

 

Toute grève est synonyme de violence

Aujourd’hui chacun sait qu’une grève, quelle que soit sa taille, est synonyme de violence. Même si les grévistes ont une préférence morale pour les méthodes pacifiques, ils savent parfaitement que leur action causera des dégâts. Lorsque les employés du télégraphe font grève, ils sectionnent des câbles et scient des pylônes, tandis que les jaunes bousillent leurs instruments de travail parce qu’ils ne savent pas les utiliser. Les sidérurgistes s’affrontent physiquement aux briseurs de grève, cassent des carreaux, détraquent certains appareils de mesure, endommagent des laminoirs qui coûtent très cher et détruisent des tonnes de matières premières. Les mineurs endommagent des pistes et des ponts et font sauter des installations. S’il s’agit d’ouvriers, ou d’ouvrières, du textile, un incendie d’origine inconnue éclate, des pierres volent à travers une fenêtre apparemment inaccessible ou une brique est lancée sur la tête d’un patron. Quand les employés des tramways font grève, ils arrachent les rails ou élèvent des barricades sur les voies avec des charrettes ou des wagons retournés, des clôtures volées, des voitures incendiées. Lorsque les cheminots se mettent en colère, des moteurs « expirent », des locomotives folles démarrent sans conducteur, des chargements déraillent et des trains sont bloqués. S’il s’agit d’une grève du bâtiment, les travailleurs dynamitent des constructions. Et à chaque fois, des combats éclatent entre d’un côté les briseurs de grève et les jaunes et, de l’autre, les grévistes et leurs sympathisants, entre le Peuple et la Police.

Pour les patrons, une grève sera synonyme de projecteurs, de fil de fer barbelé, de palissades, de locaux de détention, de policiers et d’agents provocateurs, de kidnappings violents et d’expulsions. Ils inventeront tous les moyens possibles pour se protéger directement, sans compter l’ultime recours à la police, aux milices, aux brigades spéciales et aux troupes fédérales.

Tout le monde sait cela et sourit lorsque les responsables syndicaux protestent, affirmant que leurs organisations sont pacifiques et respectent les lois. Tout le monde est conscient qu’ils mentent. Les travailleurs savent que les grévistes utilisent la violence, à la fois ouvertement et clandestinement, et qu’ils n’ont pas d’autres moyens, s’ils ne veulent pas capituler immédiatement. Et la population ne confond pas les grévistes qui sont obligés de recourir à la violence avec les crapules destructrices qui les provoquent délibérément. Généralement, les gens comprennent que les grévistes agissent ainsi parce qu’ils sont poussés par la dure logique d’une situation qu’ils n’ont pas créée, mais qui les force à attaquer pour survivre, sinon ils seront obligés de tomber tout droit dans la misère jusqu’à ce que la mort les frappe, à l’hospice, dans les rues des grandes villes ou sur les berges boueuses d’une rivière. Telle est l’horrible situation devant laquelle se trouvent les ouvriers ; ce sont les êtres les plus humains — ils font un détour pour soigner un chien blessé, ou ramener chez eux un chiot et le nourrir, ou s’écartent d’un pas pour ne pas écraser un ver de terre — et ils recourent à la violence contre leurs congénères. Ils savent, parce que la réalité le leur a appris, que c’est l’unique façon de gagner, si tant est qu’ils puissent gagner quelque chose. « Vous n’avez qu’à mieux voter aux prochaines élections ! » affirment certains. Il m’a toujours semblé qu’il s’agit de l’une des réponses les plus ridicules qu’une personne puisse faire, lorsqu’un gréviste lui demande de l’aide face à une situation matérielle délicate, et alors que les élections auront lieu dans six mois, un an voire deux ans.

Malheureusement, ceux qui savent comment la violence est utilisée dans la guerre des syndicats contre les patrons ne prennent pas publiquement la parole pour dire : « Tel jour, à tel endroit, telle action spécifique a été entreprise ; telles et telles concessions ont été accordées à la suite de cette action ; tel patron a capitulé. » Agir ainsi mettrait en péril leur liberté et leur pouvoir de continuer le combat. C’est pourquoi ceux qui sont les mieux informés doivent se taire et ricaner discrètement en écoutant les ignorants pérorer. Pourtant seule la connaissance des faits peut éclaircir leur position.

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Les Anarchists Against The Wall

À Bruxelles, plusieurs activistes de la cause palestinienne viennent à se démarquer de plus en plus de la tournure générale du mouvement : les nouvelles revendications amenées par les campagnes de boycott et l’imminente demande d’adhésion à l’ONU entrainent des revendications larges indéfendables. Entre autres : la revendication d’un état capitaliste, la défense de l’ONU, la collaboration avec les dirigeants politiques capitalistes (et donc avec les gouvernements belges) et la mise en avant de grosses boites comme Nivea parce qu’elles acceptent le boycott .

La question posée est la suivante : est-ce-que nous voulons défendre l’idée d’un monde dirigé par la classe bourgeoise mais qui accepte l’existence d’un état palestinien souverain ? La question est proche de celle des régimes tunisien et égyptien : est-ce-que les changements de visages de ces régimes ont un impact réel et profond sur l’exploitation de l’homme par l’homme dans ces pays ?

 

Le collectif des Anarchists Against The Wall (AATW) est créé en 2003 sur base de l’action directe non-violente, ils organisent des actions de destruction du mur en Palestine occupée et construisent rapidement la solidarité avec des comités populaires cisjordaniens. Ils manifestent très fréquemment avec ces derniers.

De fait, le régime israëlien est un des plus violents du monde : nombre d’activistes israëliens sont derrière les verroux et si l’objectif avoué et originel de AATW est de miner économiquement et moralement le mur en le dégradant continuellement et en manifestant quotidiennement contre lui, AATW semble être embourbé dans la machine judiciaire : les seuls coups légaux augmentent constamment -et nottament à cause de la loi anti-boycott et la participation avouée d’AATW- et s’élèveraient aujourd’hui à 60’000 dollars US par an.

AATW aurait une centaine de membres non-déclarés, il revendique que les murs en Palestine ne sont qu’une partie d’un système complexe de mise en place de l’apartheid et font partie d’une stratégie de nettoyage ethnique.

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Wikileaks : la totalité du Cablegate est disponible

Plus d’un quart de millions de télégrammes confidentiels issus des instances diplomatiques étasuniennes ont été publiés. Ceci achève la publication complète de l’opération « Cablegate », la plus grande fuite administrative qu’ait jamais subit les États-Unis.

Une opération plus légère, « les dossiers de Guantánamo » a également été publiée récemment.

Wikileaks avait annoncé que la prochaine opération concernerait le système bancaire.


Voir les dossiers du Cablegate

Voir les dossiers de Guantanamo

Voir les dossiers du Cablegate issus de l’Ambassade américaine à Bruxelles. Ces cables officialisent entre-autres la présence d’armes nucléaires US sur la base de Kleine Brogel, le fait que le gouvernement belge a soutenu cette présence jusqu’à 1999, la collaboration aux pratiques d’enlèvements de la CIA sur le sol européen,…

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6.9.11 Brésil : des indigènes déclarent la guerre à Shell

Issu de Survival France

 

Des Indiens guarani du Brésil ont réclamé le départ du géant énergétique Shell de leur territoire ancestral qu’il exploite pour produire de l’éthanol.

Ambrosio Vilhalva, un Guarani de l’une des communautés affectées, a déclaré à un représentant de Survival International : ‘Shell doit quitter notre territoire… Les compagnies doivent cesser d’exploiter les terres indigènes. Nous demandons la justice, nous voulons la démarcation et la protection de notre terre’.

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell s’est allié au géant brésilien du sucre Cosan dans la création d’une nouvelle entreprise de production d’éthanol du nom de Raizen. Une partie de sa production provient de la canne à sucre cultivée sur la terre ancestrale des Guarani.

Dans une lettre adressée aux compagnies, les Indiens alertent sur le fait que ‘depuis la mise en marche de l’usine, la santé des enfants, des adultes et des animaux s’est détériorée’.

Les produits chimiques utilisés dans les plantations de canne à sucre sont très probablement à l’origine des fréquentes diarrhées des nourrissons et de la disparition de la biodiversité, notamment des poissons et de certains végétaux.

Les Guarani déplorent : ‘Nous ne trouvons plus de nombreuses plantes médicinales qui poussaient naturellement dans la forêt… Elles ont disparu à cause du poison…Les planteurs de canne à sucre ne nous ont jamais demandé la permission ni même consultés avant d’occuper notre terre’.

Télécharger la lettre des Guarani (pdf, 266 ko)

La défaillance du gouvernement à faire respecter ses propres lois et à démarquer et protéger la terre des Guarani, la réservant à leur usage exclusif, a favorisé son exploitation par les planteurs de canne à sucre.

Entre-temps, de nombreux Guarani vivent dans des conditions épouvantables, dans des réserves surpeuplées ou dans des campements insalubres au bord des routes.

Des dizaines de Guarani ont été assassinés parce qu’ils tentaient de réoccuper leur terre ancestrale et nombre d’entre eux subissent continuellement des violences. Les Guarani de Pueblito Kuê sont les dernières victimes d’attaques après la réoccupation de leur terre le mois dernier.

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Commotion, l’internet killer

Dans la presse bourgeoise, on ne soutient pas Obama et on ne pense pas qu’il y a des gens dans le gouvernements US qui ont des intentions pures. À prendre avec des pincettes donc. Mais intéressant car Commotion semble effectivement être le petit frère de TOR et Tails.

Article de lemonde.fr

Un immeuble confortable et anonyme, au cœur de Washington, à quelques rues de la Maison Blanche. Dans une enfilade de bureaux au fond du 5e étage, une vingtaine de jeunes gens, surtout des garçons, travaillent discrètement, dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Cette petite équipe, composée d’informaticiens, de juristes et de sociologues, est en train de réaliser l’utopie suprême des hackers et des militants libertaires du monde entier : un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s’appuyer sur aucune infrastructure existante – ni relais téléphonique, ni câble, ni satellite. Ils seront mouvants, horizontaux, entièrement décentralisés et échapperont à toute surveillance, car le trafic sera anonyme et crypté.

Ce projet ambitieux – nom de code Commotion– est dirigé par Sascha Meinrath, 37 ans, militant de longue date de l’Internet libre et précurseur des réseaux citoyens – au sein du collectif de journalistes en ligne Indymedia, puis à l’université d’Urbana-Champaign (Illinois), un des berceaux du logiciel libre, et dans diverses start-up et ONG d’action sociale : « J’ai bricolé mon premier réseau autonome il y a dix ans. Les antennes étaient faites avec des boîtes de conserves. » Depuis ces temps héroïques, Sascha Meinrath a fait du chemin. Dans sa version actuelle, Commotion est un projet très officiel. Il est hébergé et financé par l’Open Technology Initiative (OTI), département high-tech de la New America Foundation, organisme prestigieux consacré à l’étude des grands problèmes de la société américaine, et présidé par Eric Schmidt, l’un des patrons de Google.

Grâce à cette tutelle, Sascha Meinrath dispose d’un budget annuel de 2,3 millions de dollars (1,6 million d’euros), auxquels est venue s’ajouter une subvention exceptionnelle de 2 millions, octroyée par le département d’Etat. En effet, les diplomates américains s’intéressent de près à la technologie des réseaux sans fil autonomes, légers et faciles à installer. Ils espèrent les déployer bientôt sur le terrain dans diverses situations d’urgence : dans des zones dévastées par une guerre ou une catastrophe naturelle ; dans les régions les plus déshéritées de la planète, où les populations sont privées de moyens de communication modernes ; et, enfin, comme « outil de contournement » dans des pays dictatoriaux, pour aider les dissidents politiques à communiquer entre eux et avec le reste du monde, en déjouant la surveillance policière et la censure. « Fin 2010, se souvient Sascha Meinrath, j’ai appris un peu par hasard que le département d’Etat avait décidé d’aider ce type de recherches. Nous avons déposé un dossier, en concurrence avec d’autres organisations, et nous avons été choisis. Les autres projets s’appuyaient en partie sur les infrastructures existantes, alors que Commotion les court-circuite entièrement. »

« LE SEUL OUTIL À APPORTER SUR LE TERRAIN, C’EST UNE CLÉ USB »

La subvention fédérale n’a pas suffi à transformer l’équipe de Commotion en fonctionnaires. Josh King, 28 ans, le responsable technique, a gardé son look très rebelle – vêtu de noir de la tête aux pieds, avec chaîne, piercing et cheveux en bataille… Son bureau est encombré d’appareils de toutes sortes, sur lesquels il fait des tests approfondis, car Commotion doit pouvoir fonctionner avec un assemblage hétéroclite. Ses logiciels transforment un routeur Wi-Fi ordinaire, un simple PC ou un smartphone en relais intelligents, capables de connaître en temps réel la configuration du réseau, et de trier les données pour les envoyer vers leurs destinataires, ou vers un autre relais, plus proche du but. Par ailleurs, Commotion peut être facilement raccordé au reste du monde : il suffit qu’un seul des appareils soit connecté à Internet pour que tous les autres profitent de l’accès. « En fait, résume Josh King, le seul outil indispensable à apporter sur le terrain, c’est une clé USB contenant les logiciels, qui doivent être installés sur chacun des appareils appelés à faire partie du réseau. » Depuis le printemps 2011, OTI propose des éléments de Commotion en téléchargement libre sur Internet. Une version de travail complète sera disponible en septembre, afin que des experts de tous les pays puissent l’étudier et faire des suggestions. Sascha Meinrath ne sait pas exactement qui télécharge quoi, car il ne garde aucune trace des internautes venant sur le site : « Si nous conservions une liste de nos visiteurs, nos serveurs pourraient être piratés par différents gouvernements – y compris le nôtre. »

Récemment, OTI a reçu des messages de militants du « printemps arabe », vivant en Egypte, en Syrie, en Libye, à Bahreïn et au Yémen : « Ils veulent se procurer Commotion, mais nous essayons de les dissuader. C’est trop tôt, il n’est pas sécurisé, ce serait risqué de s’en servir contre un régime répressif. Cela dit, si ça se trouve, des groupes clandestins utilisent déjà des versions provisoires, sans nous le dire. Certains interlocuteurs sont peut-être des agents au service des dictatures, mais peu importe, nous montrons la même chose à tout le monde. »

Sascha Meinrath se donne jusqu’à fin 2012 pour produire une version utilisable par le grand public. Pour aller plus vite, OTI s’approprie des systèmes mis au point par d’autres équipes. Pour la sécurisation, Commotion va intégrer les programmes du projet TOR (The Onion Router), inventé par une bande d’hackers allemands et américains pour circuler sur Internet en évitant d’être repéré. TOR a notamment été utilisé pour protéger les communications du site WikiLeaks –qui a divulgué en 2010 des masses de documents secrets appartenant au gouvernement des Etats-Unis. L’un des créateurs de TOR, l’Américain Jacob Appelbaum, fut un temps très proche de l’équipe de WikiLeaks. A deux reprises, en 2010, il a été arrêté par la police américaine, qui l’a interrogé sur ses activités au sein de WikiLeaks et a saisi ses téléphones et ses ordinateurs. Or, Jacob Appelbaum est aussi un ami personnel de Sascha Meinrath, qui fait appel à lui comme conseiller pour la mise au point de Commotion.

Pour expliquer cette situation paradoxale, Sascha Meinrath évoque la « schizophrénie » du gouvernement fédéral : « Parmi les responsables de Washington, il y a encore des gens formés pendant la guerre froide, qui rêvent de tout bloquer et de tout surveiller, mais il y a aussi des jeunes arrivés avec Obama, qui sont partisans de la transparence et de la liberté d’expression. En privé, de nombreux fonctionnaires du département d’Etat étaient en colère de voir leur hiérarchie critiquer WikiLeaks aussi violemment. Selon eux, l’affaire aurait pu être l’occasion de montrer au monde que les Etats-Unis savent défendre la liberté d’expression et la transparence, en toutes circonstances. »

A présent, Jacob Appelbaum participe à un vaste projet baptisé Freedom Box – un ordinateur basique et bon marché transformé en serveur crypté et sécurisé pour le grand public. Sascha Meinrath envisage d’intégrer Freedom Box au réseau Commotion, notamment pour bénéficier d’une fonction dite de « connexion différée » : « Par exemple, lors d’une manifestation réprimée par la police, un manifestant prend une photo avec un smartphone connecté à Commotion. Internet a été coupé ce jour-là dans le quartier par les autorités, la photo ne peut pas sortir du pays, mais grâce à Commotion, elle est stockée à l’abri, sur une freedoom box locale. Puis, dès qu’Internet est rétabli, la box envoie automatiquement la photo dans le monde entier. »

LES ENTREPRISES DE TÉLÉCOMS, ENNEMIS POTENTIELS

OTI songe à intégrer d’autres appareils expérimentaux, qui permettront aux utilisateurs de partager des masses de fichiers lourds, de faire transiter sur Commotion des appels téléphoniques passés avec des mobiles ordinaires, de transmettre des données dans toutes les gammes de fréquences, et même d’interconnecter plusieurs réseaux voisins : « En juillet, raconte Sascha Meinrath, une équipe d’hackers en camionnette a monté un réseau éphémère, couvrant une zone de 60 km sur 30, à cheval sur l’Autriche, la Croatie et la Slovénie. C’est la preuve qu’on peut fournir une connexion Internet à toute une zone frontalière, sans être physiquement présent dans le pays. » Commotion n’est pas prêt pour un déploiement dans les zones à risque, mais il peut déjà être testé aux Etats-Unis – par exemple, dans les quartiers pauvres des grandes villes, dont les habitants ne peuvent pas se payer d’abonnement Internet classique. A Washington, à Detroit, et dans une réserve indienne californienne, l’OTI est entré en contact avec des associations de quartiers et des groupes militants qui avaient entrepris de créer des réseaux sans fil sauvages, pour offrir aux habitants des accès Internet gratuits. Grâce à son expertise et à son carnet d’adresses, l’équipe d’OTI a fourni à ces amateurs une aide technique et financière décisive.

Cette fois, les ennemis potentiels sont les entreprises de télécoms, qui pourraient faire pression sur les autorités, pour qu’elles tuent ces initiatives citoyennes à coups de lois et de restrictions bureaucratiques. Sascha Meinrath est conscient de la menace : « Notre technologie va bousculer pas mal de choses, y compris aux Etats-Unis. Si les gens se mettent à construire leurs propres réseaux, le business model des groupes de télécoms va s’effondrer. Il faut s’attendre à ce qu’ils contre-attaquent brutalement. » Commotion devra aussi affronter l’hostilité des majors d’Hollywood, car il peut faciliter le piratage des œuvres sous copyright. Sascha Meinrath est à la fois fataliste et optimiste : « Que ce soit aux Etats-Unis, au Moyen-Orient ou ailleurs, qui va mettre en place ces réseaux alternatifs ? Pas des vieux, on le sait. Ce sont les ados qui vont s’en emparer. Ils s’en serviront pour contester l’ordre établi et aussi pour partager leur musique et leurs films. Ce sera peut-être négatif pour les détenteurs de droits, mais le bilan global sera très positif. »

Yves Eudes

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1.9.11 Le Royaume-Uni ouvre un nouveau centre fermé pour enfants et familles.

Communiqué de No Border Londres

No Border Londres condamne fortement l’ouverture d’un nouveau « Centre d’hébergement pré-départ » pour enfants et familles à Sussex.

Le centre, appelé « Cedars » est situé dans le village de Pease Pottage, au sud de l’aéroport de Gatwick, et enfermera neuf famille pour 72h et jusqu’à une semaine dans des « circonstances exceptionelles ». Il sera géré par l’infâme compagnie de sécurité G4S, les « installations de jeu » seront fournies par Barnardo’s.

No Border Londres a mené campagne contre ce centre depuis sa création et continuera à mener campagne jusqu’à sa fermeture. Nous appelons à la fin de toutes les détentions et toutes les déportations.

No Border Londres

Traduction par Social War Bxl du communiqué de No Border Londres disponible sur leur site.

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Manif 5.9.11 Contre le massacre fasciste en Norvège !

Rassemblement à Bruxelles le 5 septembre 2011, au Rond-Point Schuman, de 14h à 15h30.

Nous protestons contre le massacre fasciste en Norvège et contre les aggressions racistes et fascistes qui se multiplient à travers l’Europe!

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Manif’ : 3.9.11 Rassemblement de solidarité avec les étudiants chiliens

« Être jeune et ne pas être révolutionnaire est une contradiction quasi-biologique » Salvador Allende

Après le succès de la course pour l’éducation et la marche de solidarité du samedi 27/8 à Bruxelles, la mobilisation s’intensifie et va s’installer tous les samedis de 15h à 17h sur les marches de la Bourse de Bruxelles.

Il s’agira maintenant d’actes politiques à travers des prises de paroles, des spectacles engagés, des expositions de photos,… afin de profiter de notre visibilité pour dénoncer la politique répressive néo-pinochettiste chilienne, et le grand danger de la privatisation galopante généralisée, globalisée des services publics tous azimut…

Ce samedi 3/9/11, un firmatón (signathon) sera proposé au public et envoyé au Chili pour affirmer notre solidarité.

Nous prendrons le temps de nous recueillir en mémoire de Manuel Gutierrez Reinoso, 16 ans, abattu par la police parce qu’il revendiquait ses droits d’enfant, dont le droit à l’éducation!

Apportez une fleur, une lettre à lire publiquement,…

« Etre jeune et ne pas être révolutionnaire est une contradiction quasi biologique. » Salvador Allende

Nous rendrons un hommage à ce grand homme, assassiné par l’impérialisme capitaliste, qui sera inhumé pour la seconde fois ce dimanche à Santiago.

Soyons nombreux et diffusons!

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25.08.11 Brève occupation du CDH à Bruxelles

Les sections Travailleurs Sans Emploi et Jeunes de la FGTB de Verviers accompagnées de quelques membres du groupe Désobéissance Civile Belgique ont occupés durant deux heures le siège du CDH, situé rue des deux églises à Bruxelles. Ils désiraient rencontrer les ministres Antoine et Milquet à propos de la chasse aux chômeurs qui fait actuellement rage en Belgique. Ce n’est pas la première action des TSE/Jeunes de Verviers puisqu’ils commettent des actions de désobéissance et diverses interpellations au sujet de la chasse aux chômeurs depuis deux ans.

Récemment, ils avaient occupés le Forem de Verviers où le directeur leur avait signifié qu’il n’y avait pas (du tout) assez d’offres d’emplois par rapport à la demande et qu’il était forcé en tant que fonctionnaire d’appliquer des décisions politiques, invitant les militants à interpeller le monde politique. C’est ce qui a été fait, avec le dépôt de 300 CV adressés à Joëlle Milquet et à André Antoine (indisponibles à ce moment là). Un responsable à promis aux occupants des rendez-vous avec ces deux derniers.

 

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